Sauf riverains

A l’heure du goudron liquide, vous irez vous mêler, circuler, suivant vos pensées, mais de plus en plus bas. Route barrée, par arrêté, sauf riverains. L’espace sans plus cogner, appelez-le central. C’est sûr, quelqu’un dans votre dos imite tous vos gestes. Avec le corps qu’on vous prête, vous ne sauriez vous enfuir. Sans mobile apparent, une station prolongée sur le trottoir est forcément suspecte. Du droit des foules à disposer d’elles-mêmes, en long, en large, en travers, rumeurs de fortes perturbations dans le sens des départs : un caprice soudain, un faux pas, le genou fléchit et le corps en mauvaise posture, rase les murs, sous les feuillages ou face contre terre, cherche où disparaître

la foule

Elle ne jette ni le vague ni le trouble, au contraire la foule est précise, elle est scrupuleuse, elle ne te confond pas avec un autre, grand garçon. Elle te reconnaît, elle t'isole, la foule te considère, elle est sérieuse et elle ne laisserait personne se perdre. Tu vas avec la foule dans le sens de la foule et la foule est douce, chaleureuse, elle te frôle, elle te caresse. La foule est pleine de sollicitude, elle évite, elle bouscule pas, elle piétine pas, elle fait attention à pas faire mal. La foule est amicale, compatissante, elle est sûre. La foule est un milieu de concorde, de bonne intelligence, de convenance. La foule t'est favorable, grand garçon. >> la grande vacance .

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